Patrimoine & Culture

“Au détour d’une ruelle, d’un chemin ou d'un porche… l’émotion naît de la découverte ! Toutes nos communes gardent les traces d'un passé historique dense et riche, témoin des différentes cultures et civilisations qui se sont succédées sur notre territoire. Mais la culture n’est jamais figée : elle se nourrit du passé, pour construire son présent et s’inventer un avenir.” Découvrez nos séjours à thème sur www.weekend-provence.fr

Lumières intérieurs

Histoires de monuments…

Le caractère des églises paroissiales Sous l'Ancien régime et encore aujourd'hui, l'église paroissiale est le symbole de nos villages : le lieu où l'on est né, où l'on vit et auquel on est viscéralement attaché. Son saint patron est honoré lors des bravades, fêtes religieuses et pseudo militaires, caractéristiques de la Provence orientale. Ces fêtes patronales hautes en couleur, en musique et en coups de tromblons, ont lieu au mois de mai à Cogolin, La Garde-Freinet, Sainte-Maxime et Saint-Tropez. Mais à tout seigneur tout honneur, il faut visiter Saint-Michel de Grimaud, la plus ancienne église paroissiale du Golfe de Saint-Tropez. C'est un petit chef-d'oeuvre du second âge roman provençal, daté de la fin du XIIe-début XIIIe siècle. Elle a été bâtie dans du granite extrait des carrières locales, ce qui lui donne une belle couleur changeante au soleil. Cette église a subi très peu de modifications : on lui a adjoint un majestueux clocher-tour au XVIe s. et l'absidiole nord a été modifiée pour la sacristie. A Cogolin, la nef de l'église Saint- Etienne et Saint-Sauveur date du XVe siècle. Le collatéral nord a été construit travée après travée, au gré des ressources financières de la communauté tout au long du XVIe siècle. L'église Saint-Laurent de Gassin et son clocher, édifiés à la fin du XVIe siècle, ont un air conquérant car ils dominent le paysage et permettent au regard d'embrasser le Golfe de Saint-Tropez et le massif de Maures. Celle de Ramatuelle, dédiée à la Vierge Marie, a été bâtie à la même époque contre le rempart de la ville pour faire l'économie d'un mur et son clocher résulte de l'aménagement d'une tour de guet du XIVe siècle. Pour la petite histoire, au Moyen Age elle s'appelait Notre-Dame du Pin et se situait à l'emplacement de la mairie. Pendant les Guerres de religion, à la fin du XVIe siècle, par peur de voir leur village pilonné par l'artillerie ennemie installée dans leur église surplombant le village, les Ramatuellois la démontèrent pour l'installer à l'emplacement actuel.

A la fin du XVIIIe siècle, l'accroissement de la population a occasionné l'édification de nouvelles églises paroissiales à la Garde-Freinet, au Plan de la Tour, à Sainte-Maxime et à Saint-Tropez. Cette dernière, datée du début du XVIe siècle, était devenue trop exiguë, insalubre et en si mauvais état qu'elle menaçait de s'effondrer sur les fidèles. Les édiles tropéziens conscients du danger, commandèrent une expertise et obtinrent de l'évêque l'autorisation de rebâtir un nouvel édifice plus sûr et plus grand. Mais, le prieur-curé obligé de payer, comme le voulait la coutume, le tiers des dépenses, déploya beaucoup d'ingéniosité pour empêcher les travaux par des contre-expertises et de nombreux recours juridiques. Finalement, l'église de Saint-Tropez fut achevée et elle demeure un merveilleux exemple du style baroque provençal. Le XIXe siècle a vu la création et le développement du village de la Mole dans la plaine, sur la route royale. Son église, dont la façade restaurée a pris des couleurs d'Italie, date du Second Empire.

Vies contemplatives

Au XXe siècle, c'est la naissance du tourisme et le développement d'une urbanisation de bord de mer qui voit la création de nouveaux villages: Cavalaire en 1929, La Croix Valmer en 1934 et le Rayol-Canadel en 1949. Bien évidemment, toutes ces communautés bâtissent leur lieu de culte qui ne manque pas de charme. Une dernière église oecuménique a vu le jour à Port Grimaud : Saint-François. Elle est née du génie de l'architecte François Spoerry qui, à travers les siècles, a édifié un pont entre le passé et l'avenir. Son architecture est sobre, contemplative, illuminée par les vitraux rayonnants signés Vasarely. Les églises de nos villages, des plus anciennes aux plus récentes, sont les édifices les plus visités de notre territoire. Elles sont la mémoire vivante de la foi de nos anciens et elles méritent toutes la venue de visiteurs pour leurs pierres séculaires et leur magnifique mobilier d'une grande qualité liturgique, patrimoniale, culturelle et artistique.

Mai

  • La petite Maïo (Sainte-Maxime)
  • Bravade de la Saint-Maur (Cogolin)
  • Fête votive (Sainte- Maxime)
  • Foire de la laine (Grimaud)
  • Bravade de Saint-Clément (La Garde-Freinet)
  • Fête de la Saint-Pons (Le Plan de la Tour)
  • Bravade, fête traditionnelle (Saint-Tropez)

Les ailes de Provence

Par le passé, notre région était productrice d'huile d'olive. Chaque village disposait de plusieurs moulins à huile. Ces moulins étaient dit “à sang” c'est-àdire, mus par la traction animale généralement par un âne, car cette dénomination vient du mot latin asinus, l'âne. On mettait les olives dans une cuve ou coupe. Un âne ou une bourrique, faisait tourner la pierre qui écrasait les olives. Puis la pâte obtenue était disposée dans des scourtins, sorte de grands paniers ronds en coco, avant d'être empilés sous une presse pour en obtenir de l'huile. Le musée des Arts et Traditions Populaires de Grimaud présente de très beaux pressoirs en chapelle installés dans un mur de force. Les moulins à vent de Saint-Roch à Grimaud, de Paillas à Ramatuelle et le musée des ATP de Grimaud se visitent tout au long de l'année, s'adresser aux Offices de tourisme.

Les moulins de l’imaginaire Les moulins sont une invention géniale de l'homme. Il s'agit de domestiquer une force motrice : la force musculaire, pour un petit moulin à bras ou le moulin à sang mû par un âne, un liquide pour actionner une roue ou turbine pour le moulin à eau et l'air pour faire tourner les ailes du moulin à vent. Toutes ces inventions représentent des siècles d'ingéniosité développées pour subsister. En Provence, le moulin à vent est très populaire car il évoque notre enfance, l'école et la lecture de la nouvelle d'Alphonse Daudet "Le secret de maître Cornille". On ne sait pas comment le moulin à vent est arrivé parmi nous en Occident, mais on trouve sa première mention dans le règlement de la ville d'Arles au milieu du XIIe siècle.

Après quoi, il a colonisé une grande partie du bassin méditerranéen. Le moulin à vent provençal est composé d'une tour solidement maçonnée de 5 à 6 m de hauteur constituée d'un mur d'un mètre d'épaisseur. Il est coiffé d'une chapelle en bois, sorte de toit en forme de chapeau chinois, qui comprend à l'intérieur une partie du mécanisme et à l'extérieur les ailes. Dans les villages autour du golfe de Saint-Tropez, les petits fleuves et ruisseaux côtiers n'ont pas un débit très abondant. Aussi, les moulins à vent y ont trouvé un terroir propice à leur implantation. Chaque commune en possédait plusieurs car ils étaient indispensables pour remplacer les moulins à eau au chômage pendant les longs mois d'été quand les cours d'eau sont à sec. En se promenant on peut apercevoir de nombreuses tours de moulins à vent. Certaines ont été laissées toutes seules, nues, vestiges des temps passés où les ailes tournaient encore, comme à Gassin en descendant Coste-Brigade, dans le camping de Verdagne à la Croix Valmer, ou sur le parking du Pôle de santé : parfois, on les a aménagées ou intégrées à des habitations : à Saint- Tropez, l'hôtel La Pinède a transformé en chambre une tour de moulin au bord du rivage. C'est, paraît-il, la chambre préférée des jeunes mariés ! A la Garde-Freinet, Saint-Tropez, Ramatuelle etc., elles sont devenues des habitations.

Des communes se sont lancées dans une grande aventure : faire revivre leurs moulins à vent. En 1990, à Grimaud, l'architecte Hubert Lemonier a restauré le moulin à vent de Saint-Roch dont l'implantation est très probablement médiévale. Aujourd'hui ce moulin se dresse fièrement et veille sur le vallon du Pont-des-Fées qui, dans l'écrin d'un paysage exceptionnel et parfaitement protégé, dévoile au promeneur un véritable trésor de petites fleurs, d'arbustes, et d'insectes. A Ramatuelle, une des tours des moulins à vent dit “de Paillas” a été remise en état de fonctionner en 2002. Depuis, ses ailes tournent lors des journées du patrimoine de septembre, lorsque le vent se rend disponible (découvrez la mini vidéo sur la chaîne Youtube Golfe de Saint-Tropez). Le site des moulins de Paillas est un point de vue exceptionnel permettant de voir, d'un côté la plaine et les plages de Pampelonne, de l'autre la baie de Cavalaire et les îles d'Or. Ces moulins participent à différentes fêtes toute l’année et peuvent être visités en s'adressant aux Offices de tourisme.

Juin

  • Bravade des espagnoles (Saint-Tropez)
  • Feux de la Saint-Jean (Grimaud)
  • Fête de la Saint-Jean (Rayol-Canadel-sur-Mer)
  • Fête de la Saint-Jean et la Saint-Pierre (Cavalaire, Sainte-Maxime)
  • Fête de la Saint-Pierre (Saint-Tropez)
  • Fête du moulin Saint-Roch (Grimaud)
  • Journées du patrimoine de pays et des moulins (Ramatuelle)

A vol d'oiseau

Chartreuse de la Verne

40 mn depuis le Golfe Bien qu’elle se situe sur une commune voisine, Collobrières, on ne peut pas aller dans le golfe de Saint-Tropez sans visiter la Chartreuse de la Verne comme on fait un pèlerinage. Déjà à la fin du XIXe siècle, Guy de Maupassant, dans son journal Sur l'eau, évoquait la Chartreuse de la Verne et ses mystères. Fondé vers 1170, ce monastère a été implanté loin de toute habitation, aux limites des diocèses de Toulon et de Fréjus, en plein coeur du massif des Maures. Les chartreux affectionnaient les "déserts", lieux situés loin du monde, propices à la méditation. A pied, par le sentier dit “des moines”, à partir de la Mole, la montée est rude, belle dans les châtaigneraies et le maquis dense : les seuls bruits audibles sont le chant des oiseaux. Par la route, de Cogolin à Collobrières, le voyage est quasi initiatique. Au détour d'un virage, on découvre au loin les ruines de la chartreuse dans la brume automnale, comme posées là dans un océan de verdure. La route est longue et sinueuse, ponctuée de montées et de descentes avant, tout à coup, de se trouver nez à nez avec le portail monumental décoré de serpentinite, marbre vert-bleuté et veiné, extrait des carrières de La Mole. Aller à la Chartreuse de la Verne, c'est découvrir l'authenticité d'un paysage à l’état sauvage : un premier pas vers la méditation, sans doute...

Les menhirs du plateau Lambert à Collobrières

50 mn depuis le Golfe Les deux menhirs du plateau Lambert sont unanimement considérés comme les plus beaux de la Provence. Sentinelles néolithiques plantées au centre de ce vaste espace, ils sont un lien subtil et quasi mystique entre la Préhistoire et notre présent. Il ne fait pas croire l’imaginaire fécond des célèbres auteurs de bandes dessinées Goscinny et Uderzo, Obélix, le Gaulois, n’a rien à voir à l’affaire car ces pierres plantées, d’une hauteur de 3 mètres, ont été extraites, taillées, et transportées d’une carrière toute proche 4000 ans environ avant notre ère. Il faut aller les contempler à l’automne à la brume naissante : spectacle exceptionnel et magique.

L’abbaye du Thoronet

1h00 depuis le Golfe L’ordre monastique cistercien est né à la fin du XIe siècle en réaction à l’opulence ostentatoire de certains prélats. Retour à la règle primitive bénédictine, son originalité se résume en trois mots : isolement, pauvreté, travail manuel. Au milieu du XIIe siècle, des moines cisterciens se sont installés au Thoronet et ont entrepris l’édification d’une abbaye. Véritable défi technique, humain et spirituel, sa construction s’étalera sur un siècle. Abandonnée et vendue à la Révolution française, l’abbaye du Thoronet a été redécouverte au milieu du XIXe siècle par Prosper Mérimée, premier inspecteur des Monuments historiques. De nombreuses compagnes de restauration ont permis de lui rendre sa pure et austère beauté. L’abbaye du Thoronet est un des monuments historiques le plus visité du département du Var.

Musée préhistorique des Gorges du Verdon

1h30 depuis le Golfe A Quinson, dans les Alpes de Haute-Provence, le musée de Préhistoire des gorges du Verdon présente l’exceptionnelle aventure des premiers hommes à partir de 60 sites archéologiques fouillés dans le Verdon au XXe siècle. Le parcours muséographique est accessible à tous, au fil d’un circuit qui alterne des scènes de la vie quotidienne reconstituées grandeur nature, la présentation des pièces archéologiques originales exceptionnelles et des animations interactives multimédias.

Du haut de mon fort

A l’abri des châteaux et fortifications Au cours du temps les hommes ont constitué des communautés et ont cherché à se protéger des dangers venant de la terre ou de la mer. Ainsi, dès l'Age du fer, soit quelques siècles avant J.-C., des populations appelées Celto-Ligures ont édifié de larges remparts faits de pierres sèches, de terres et de bois pour se mettre à l'abri. Ces oppida (oppidum au singulier), comme les appelaient les Romains, sont nombreux sur nos collines. Difficilement accessibles, ils sont généralement situés sur des propriétés privées. Au Moyen Age, les villages se développèrent principalement sur des hauteurs. Il suffit de regarder de la plaine, Grimaud, Cogolin, Ramatuelle, Gassin, La Garde-Freinet villages perchés et protégés. Le village fortifié le plus spectaculaire est sans conteste le Fort Freinet surplombant le village de la Garde. Des maisons et un large fossé ont été taillés à même le rocher à la fin du XIIe siècle. Il a été, par erreur, considéré pendant des siècles comme le repaire des Sarrasins venus d'Espagne qui ont séjourné en Provence au Xe siècle. C'est une visite à ne pas manquer. Le lieu est âpre et magique, la vue à 360 degrés y est sublime.

Bien à l'abri

Les châteaux comme celui de Grimaud avaient pour fonction de défendre le village mais aussi d'impressionner d'éventuels attaquants et la population locale. Il était le symbole de la puissance du seigneur. Ce dernier y signait tous les contrats de fermages et y recevait les consuls de la communauté. Mais il n'y résidait généralement pas préférant le confort d'une maison bourgeoise du village. A Sainte-Maxime, une large tour bâtie au XVIe siècle par les moines de l'abbaye du Thoronet, seigneur du lieu, surveille la côte et le port. Elle abrite le musée de la Tour Carrée, consacré au folklore et aux traditions locales. A Saint-Tropez, la tour Suffren, édifiée au XVe siècle, fait partie du château seigneurial. On peut aussi apercevoir dans le tissu urbain, les tours Saint-Elme, du Portalet, Vieille et Jarlier, éléments défensifs bâtis aux XVIe et XVIIe siècles. Dominant la ville, la citadelle date du début du XVIIe siècle. Du haut de son donjon la vue est imprenable sur la mer et le golfe.

Juillet

  • Fête de la Sainte-Magdeleine (La Mole)
  • Fête de la Saint-Pierre (Le Plan de la Tour)

Chapelles & oratoires

L’âme des chapelles et oratoires Les chapelles de nos villages sont la trace de la ferveur et de la foi de nos anciens. En dehors de l'église paroissiale, les villageois étaient fiers de faire construire de nombreuses chapelles. Saint-Tropez, riche par son commerce maritime avec les Echelles du Levant, a compté jusqu'à plus d'une quinzaine de chapelles. Il faut d'abord mentionner les édifices qui ont servi d'église mais qui, trop exigus, ont été remplacés par un lieu de culte plus grand, et sont devenus des chapelles. C'est le cas de Notre-Dame de la Consolation à Gassin ou des chapelles de Miremer et Saint-Clément à la Garde-Freinet, tous lieux de culte médiévaux transformés en chapelle. Parfois le seigneur du lieu a été à l'initiative de la fondation d'une chapelle : à Saint-Tropez, la chapelle Sainte-Anne a été probablement construite par la volonté des familles de Laurens et de Grasse seigneurs du lieu, à Cavalaire les Castellane, seigneur de Gassin depuis le XVe siècle sont à l'origine de la chapelle l'Annonciade (milieu XVIIe s.) détruite au cours de la Seconde Guerre mondiale; à Grimaud, au XVIIe siècle, un prêtre de la Garde-Freinet, apporte un capital important pour permettre la reconstruction de la chapelle médiévale de la Queste.

Calme & sérénité

Les confréries, communautés de laïcs pieux dont le but était l'entraide fraternelle ont joué un rôle essentiel, particulièrement les confréries de pénitents qui ont permis la fondation de nombreuses chapelles dans presque tous nos villages : à Saint-Tropez, la chapelle de la Miséricorde, siège des pénitents noirs, est restée un lieu de culte mais la chapelle l'Annonciade, de la confrérie des pénitents blancs, est devenue un grand musée des peintres du début du XXe siècle, à la Garde-Freinet, la chapelle Saint-Jean abrite aujourd'hui le siège de l'Office de tourisme et du Conservatoire du Patrimoine, à Grimaud, la chapelle des pénitents blancs renferme un mobilier liturgique de grande qualité, à Cogolin, on trouve deux chapelles Saint-Roch contiguës. La plus ancienne (XVIIe s.) est devenue un remarquable lieu d'exposition moderne. Des confréries corporatistes, liées à des métiers, ont fait également bâtir des chapelles : à Saint-Tropez, la chapelle Saint-Eloi (XVIIe s.), dévolue à la confrérie des maréchaux-ferrants, charrons, orfèvres et autres artisans travaillant les métaux, est aujourd'hui un temple protestant. Quant à la chapelle Saint-Joseph, siège de la confrérie des métiers du bâtiment au XVIIe siècle, elle ouvre ses portes à l'occasion des bravades et fêtes religieuses qui rythment la vie de la cité. Toutes ces chapelles sont de véritables simples et beaux joyaux qui témoignent de la piété populaire des siècles passés. Elles renferment toutes des merveilles : un mobilier religieux de grande qualité (pour celles toujours vouées au culte) et de magnifiques toiles sculptures et peintures et objets pour celles devenues des musées.

Les oratoires

sont une manifestation religieuse plus populaire. On aperçoit ces petites colonnes sur le bord des chemins pour protéger les voyageurs : à Saint-Tropez sur la route de la chapelle Sainte-Anne, à Grimaud au quartier Saint- Joseph, sur l'ancienne route de la Garde-Freinet, au hameau de la Mourre etc. Il ne faut pas oublier de lever les yeux pour voir les oratoires urbains, petites niches placées au-dessus de la porte d'entrée ou sur le mur de sa maison. Ils ont une vertu propitiatoire en protégeant les habitants de la maisonnée de tous les dangers : à Saint-Tropez où on en a recensé plus d'une quarantaine, mais aussi à Cogolin, La Garde-Freinet, Grimaud, Sainte- Maxime, La Mole…

Août

  • Fête du village, fête de la Saint-Laurent (Gassin)
  • Fête de la Saint-André (Ramatuelle)
  • Fête du village (La Garde-Freinet, Sainte-Maxime, Grimaud)
  • Fête du hameau de la Mourre (La Garde-Freinet)
  • Festivités commémoratives du 15 Août (Sainte-Maxime, Saint-Tropez, Cavalaire, Cogolin)

Roches & rochers

Les roches à bâtir Le massif des Maures est composé de roches très anciennes cristallines et métamorphiques (600 à 400 millions d'années) témoins de l'extraordinaire et exceptionnelle richesse géologique et minérale du massif. Ces roches ne se taillent pas facilement et sont peu propices à la construction. Seules deux roches se sont laissées domestiquer : la serpentinite, appelée communément serpentine, sorte de marbre vert-bleu veiné et le basalte, pierre de lave, gris-noir alvéolé. Ces deux matériaux subtilement colorés, ont donné de beaux éléments décoratifs et architecturaux caractéristiques des douze villages des cantons de Grimaud et de Saint-Tropez : portes, fenêtres, marches d'escalier et autres éléments décoratifs.

Dolmens & menhirs

La Provence des mégalithes Les mégalithes, monuments mythiques, sont caractéristiques de la période Néolithique entre 4000 et 2000 av. J.-C. Les dolmens, ou tables de pierre en breton, sont des sépultures collectives. On ne connaît pas précisément la signification des menhirs ou pierres plantées. Ces monuments impressionnants et mystérieux font penser spontanément à la Bretagne. Mais sait-on que dans le département du Var, les archéologues ont recensé plus d'une cinquantaine de dolmens et autant de menhirs? Les deux plus hauts sont sur la commune frontalière de Collobrières, au Lambert. A Ramatuelle, au cap Taillat, un sentier merveilleux, sur le chemin dit “des douaniers”, conduit sur la propriété du Conservatoire du littoral au dolmen de la baie de Briande. Fouillé en 1935, au jourd'hui restauré, il est présenté de manière didactique. Au Plan de la Tour, le sentier des Gorgues permet de découvrir deux menhirs provençaux.

Architectures

Les tendances architecturales La côte provençale avant de s'appeler la Côte d'Azur a attiré, dès la fin du XVIIIe siècle, la noblesse et la riche bourgeoisie venues profiter de la clémence de son climat et de son soleil généreux. On oublie que les vacances au bord de la Méditerranée se prenaient d'abord en hiver à Nice, Hyères et Saint-Raphaël. Après la Grande Guerre, s'est développé un tourisme d'été avec la découverte des bains de mer, des sports nautiques et des corps musclés et halés. Pendant l'entre-deux-guerres, cet engouement a poussé des bourgeois français ou étrangers aisés à venir faire construire de belles villas au bord de la mer. Notre région est alors devenue un véritable laboratoire qui a permis à des esprits novateurs du début du XXe siècle de s'exprimer et développer une architecture moderne et de qualité. A Saint-Tropez, on aperçoit de loin un immense vaisseau blanc posé dans la pinède : le Latitude 43 de Georges-Henri Pingusson. Construit en 1932, c'est un bâtiment d'avant-garde salué dans le monde entier comme une oeuvre géniale de beauté pure et de fonctionnalité. Conçu au départ pour être un hôtel de grand luxe, il comprenait 110 chambres marquées par l'esthétique du yachting avec coursives, fenêtres en forme de hublot, piscine olympique d'eau de mer, casino et courts de tennis. Converti en appartements après 1945, il est protégé au titre des Monuments historiques. De l'autre côté du Golfe, à Sainte-Maxime, l'hôtel l'Arbois de René Darde lui fait face. Bâti deux ans plus tard, l'immeuble est sobre, de lignes pures, regardant la mer il respire. Il a obtenu le label Patrimoine du XXe siècle, ainsi que le magnifique Palais des Sirènes de François Bret. L'Office de tourisme propose un itinéraire de découverte de cette architecture de villégiature de grande qualité. On trouve également de nombreuses habitations de cette période à la Croix Valmer le long du boulevard des Villas ou à Grimaud sur la RD 559 au quartier de Beauvallon. Enfin, édifié il y a 50 ans, Port-Grimaud et sa marina, connus internationalement pour leur architecture douce et raffinée, méritent une visite.

L'eau, la vie...

L’eau à la source On connaît l'importance de l'approvisionnement en eau dans tout le pourtour méditerranéen. L'eau est une denrée rare qu'il faut savoir économiser. Il n'est pas loin le temps où on allait chercher de l'eau à la fontaine car l'eau courante ne coulait que chez quelques privilégiés. Tous nos villages disposent de fontaines. L'eau y est généralement fraîche et de bonne qualité. C'était un lieu de sociabilité, les femmes venaient s'approvisionner munies de leur cruche ou de leur seau et on discutait, parfois on se disputait mais on en venait rarement aux mains. Le bétail pouvait aussi venir s'y désaltérer. La fontaine de la place des Lices à Saint-Tropez est la plus célèbre. Elle coule depuis le XVIIIe siècle. A Ramatuelle, Joseph Bernard, maire dynamique en fit construire une sur la place en 1905. A La Garde-Freinet, on trouve la fontaine vieille et une grande fontaine circulaire place Neuve. A Gassin, un puits fournissait l'eau du village. A Grimaud, la fontaine monumentale de la place Neuve est symbole de progrès et de prospérité. Mais au détour d'une ruelle on peut encore apercevoir de vieilles fontaines à bras à Cogolin et Grimaud, ou de modestes bornes à eau du XIXe siècle, signe de modernité et d'hygiène. Il ne faut pas oublier, les fontaines anonymes que l'on rencontre lors d’une randonnée au détour d'un chemin, en plein maquis. Elles sont parfois munies d'un verre ou d'un petit récipient en liège laissé là pour le promeneur afin qu'il étanche sa soif dans les chaleurs de l'été.

Les lavoirs sont un autre lieu de vie où les conversations allaient bon train. Les femmes y lavaient leur linge même en hiver lorsque l'eau était glacée. Deux fois par an, on faisait la bugade, en français la grande lessive, à l'aide de la cendre soigneusement collectée dans la cheminée. Aujourd'hui, avec l'avènement de la machine à laver, les lavoirs sont abandonnés. A Saint-Tropez, le lavoir Vasserot, construit au XIXe siècle, est devenu un lieu d'exposition d'artistes. On aime se rassembler près d'une fontaine ou d'un lavoir pour se désaltérer et entendre le bruit apaisant de l'eau qui coule comme le temps qui passe, inexorablement.

Septembre

  • Fête du Coq (Cogolin)
  • Pèlerinage à Notre Dame de Miremer (La Garde-Freinet)
  • Journée Provençale (Ramatuelle)
  • Journées Européennes du Patrimoine

Musées & Traditions

Archéologie et coutumes Cavalaire (Heraclea Caccabaria) a conçu un espace archéologique qui présente des objets de l'histoire souvent méconnue de l'antique cité : sites du Montjean (âge du fer), de Pardigon (période romaine) et épaves sous-marines repêchées. A Grimaud, comme à La Garde- Freinet, les musées retracent la vie et les coutumes de ces villages de Provence : évocation de la culture de la vigne, de la forêt, des bouchons, de l'élevage du ver à soie, des travaux domestiques, vêtements et costumes provençaux (Grimaud), des premiers habitants du massif des Maures, culture du liège et de la châtaigneraie (La Garde-Freinet).

Folklore et traditions A Sainte-Maxime, le musée de La Tour Carrée est consacré au folklore et aux traditions de la commune sous forme d'expositions temporaires ou permanentes (costumes et objets divers relatifs à l’histoire provençale, à l’artisanat et à la pêche). A mi-chemin entre Sainte-Maxime et Le Muy, le musée du Phonographe et de la Musique mécanique présente une collection unique de 350 instruments qui retracent l’histoire du phonographe et des inventions européennes entre 1830 et 1930.

Avant-garde picturale et légendes maritimes… A Saint-Tropez le musée de l'Annonciade rappelle que la presqu'île a été l'un des foyers les plus actifs de l'avant-garde picturale du début du XXe siècle, grâce notamment à Paul Signac qui découvrit en 1892 ce charmant petit port. En complément de ses collections résidentes, le musée organise de magnifiques expositions ponctuelles qui attirent chaque année des milliers de visiteurs passionnés. A Saint-Tropez, la Maison des Papillons présente une extraordinaire sélection (plus de 35 000 spécimens) d'espèces diurnes de France, réunie et mise en scène par l'artiste Dany Lartigue. A Saint-Tropez toujours, signalons l’excellence du musée de l’Histoire maritime, dans le cadre prestigieux de la Citadelle. Enfin, comment ne pas évoquer le Musée de la Gendarmerie et du Cinéma tropézien, qui rend hommage entre autres, à Louis de Funès, Brigitte Bardot, Romy Schneider et à tous les passionnés de films, acteurs et réalisateurs qui ont pris pour cadre Saint-Tropez et la presqu’île. Il rencontre un grand succès populaire.

Témoignages du passé

Chaque commune ou presque a son musée ou un espace dédié aux traces, aux vestiges ou aux évènements qui ont marqué l'histoire de son territoire. Certaines présentent leurs origines rurales, d'autres leur patrimoine religieux, d'autres encore s’appuient sur des faits marquants, des personnages emblématiques, ou bien encore racontent leur passé maritime…

le Musée Maritime

Le musée de la Citadelle retrace les activités maritimes de Saint-Tropez depuis près de 500 ans. Un immense succès avec plus de 100 000 visiteurs par an. Une scénographie saisissante, véritable parcours initiatique proposé dans 18 espaces très instructifs, mêle avec bonheur les ambiances sonores, les vidéos rares, les découvertes interactives, les pièces de collection, pour évoquer la pêche, le cabotage, les chantiers navals, les capitaines au long cours, la marine de guerre, les paquebots… On découvre, comme en immersion, l’histoire vécue des personnages, célèbres ou anonymes, qui ont façonné l’histoire maritime de Saint-Tropez, troisième port français au XVIIIeme siècle. Et puis, de retour à l’air libre, quelle vue !

Minuit 14 août 1944

Débarquement de Provence Ce sont près de 350 000 hommes, 2 120 navires et 1 900 avions qui furent engagés, à compter de la nuit du 14 au 15 août 1944, dans cette opération d’envergure qui permettra la libération de la Provence puis de tout le Sud-Est de la France en moins de 15 jours dans une avancée fulgurante. Du débarquement de Provence qui a mobilisé tout le littoral, on retrouvera des stèles (Le Rayol, Cavalaire), des monuments (La Croix Valmer, Cogolin, Ramatuelle, Saint-Tropez), qui permettent la commémoration régulière de cet évènement historique. A proximité de nos rivages, subsistent des épaves impressionnantes de navires de guerre coulés alors, d’avions descendus pendant ces opérations militaires, qui sont aujourd’hui autant de sites de plongées incontournables. Il arrive même parfois que ressurgissent sur nos plages, au gré des coups de mer hivernaux, des tourelles de chars, témoins de ce débarquement allié.

Décembre

  • Festivités de Noël dans toutes les communes
  • Les RDV du Patrimoine (Grimaud)
  • Crèche provençale M. Codou (La Garde-Freinet)