Eglise St Sauveur

Edifice religieux - Eglise - Cathédrale - Basilique

De construction tardive, (milieu du XVe siècle), remaniée au XVIe siècle, elle recouvre probablement un édifice plus ancien dont elle conserve quelques vestiges romans (chapelle de la Vierge). En 1550, elle est consacrée sous les titres de Saint Sauveur Etienne par l’évêque de Fréjus. Depuis 1984, des artistes contemporains locaux comme De Kock, Biabaud, Vento et Lemarquis contribuent à l’embellissement de l’édifice. Beaucoup d’éléments proviennent de La Chartreuse de la Verne.

A Cogolin, une première église paroissiale est attestée dès 1079 mais, en l’absence de vestiges archéologiques, on ne sait pas où ce lieu de culte se trouvait. L’édifice actuel, daté des XVe et XVIe s. est dédié à st Etienne et à st Sauveur.


Sa façade, comprend dans sa partie supérieure, une rosace moderne avec un vitrail de Jacqueline de Kock représentant : le soleil, la terre, la mer et en son centre, une croix. La porte en basalte de style gothique provençal tardif comprend à gauche le millésime 1526 et à droite un écusson non identifié. En allant sur votre gauche, vous pourrez la comparer avec la porte en serpentine, marbre vert-bleu local, de style renaissance daté de 1549. Ce côté nord montre les 4 travées du collatéral soutenues par 3 contreforts et couvertes par des toits à double pentes. En faisant le tour de l’église vous pourrez voir le clocher tour puis sur la place, un cadran solaire dont l’inscription en provençal signifie : à chacun son soleil.


L’intérieur de l’église paroissiale St Etienne-St Sauveur est d’une grande sobriété. La nef, en plein cintre date de la première moitié du XVe s., à gauche, le collatéral nord, a été construit par étapes dans la première moitié du XVIe siècle comme en témoigne le millésime 1531 portée par la clé de voûte de la quatrième travée suivi de l’année 1550 de la 2ème travée. L’abside du chœur est en cul de four. A droite du chœur la chapelle st Antoine date de la fin du XVIe s. Elle montre :


à gauche, à la base d’un arc, une tête sculptée de style primitif d’époque moderne à droite, dans l’angle, derrière l’orgue, les modifications et aménagements qui ont permis l’ancrage d’une chaire à prêcher, ainsi que l’empreinte de l’escalier qui permettait d’y accéder.


Tryptique


Triptyque de saint Antoine, saint Eloi, saint Pons, peinture sur bois, 1540


Par André Carton dit Hurlupin


André Carton est un peintre aux probables origines picardes, actif à Draguignan de 1528 à 1581.


Cette œuvre semble avoir été destinée à la chapelle saint Antoine de l’église paroissiale de Cogolin, chapellenie fondée depuis au moins le XVIe s. Elle représente :


au centre : saint Antoine auréolé avec en fond une tapisserie semée de clochettes et de Tau alternés avec des fleurs de lys. La clochette et le Tau (lettre grecque en forme de croix) étaient les signes portés par les religieux de l’ordre de saint Antoine, moines qui s’occupaient des lépreux.
  A sa droite saint Eloi, évêque bénissant ; à ses pieds sont déposés pince et marteau, outils traditionnels des orfèvres et maréchaux-ferrants dont il était le saint patron,


à gauche, saint Pons, évêque de Cimiez, quartier de Nice, mort martyr dans les arènes au III s. ap. J.-C..


Cette peinture sur bois exceptionnelle est considérée comme l’œuvre majeure de cet artiste, elle est classée M. H.


Le mobilier liturgique


Le mobilier liturgique contemporain est particulièrement représenté dans l’église paroissiale de Cogolin :


Au fond de l’église, vous apercevez une Pietà de Jean-Pierre De Kock sculptée dans la pierre en 1983


En vous avançant à gauche dans le collatéral vous découvrez :


Un triptyque avec au centre « Saint Roch pendant la peste à Cogolin » peinture sur bois de Patrice Henry-Biabaud


A gauche « Extase mystique de sainte Thérèse d’Avila », à droite, « Sainte Thérèse de Lisieux », peintures sur bois de Jean-Paul Lemarquis.

Prestations
Adresse
Eglise St Sauveur
83310 Cogolin
Ouverture