« A la découverte du chêne-liège » - Golfe de Saint-Tropez / Pays des Maures

Proposé par la collection Latitude Gallimard en partenariat avec l'Association de préfiguration du Pays des Maures et le Sivu du Golfe de Saint-Tropez / Pays des Maures
A la découverte du chêne-liège Copyright photo © Patrick Morand / www.patmo.net

Le pays des Maures tire son nom du provençal maouro qui signifie « bois sombre », en référence à la couleur foncée de ses collines peuplées de chênes-lièges.

Le saviez-vous ? Le Var, et particulièrement la forêt des Maures, accueille la plus belle suberaie française : 45 000 ha, dont à peine la moitié est exploitée. Cette essence se trouve également en Corse, dans les Pyrénées-Orientales et en Aquitaine.

Au XIXe siècle, les suberaie des Maures étaient très animées. Les rusquiers, ouvriers forestiers, s'affairaient au démasclage (liège mâle) et au levage (liège femelle). L'industrie du bouchon atteint alors son apogée, notamment à La Garde-Freinet et à Collobrières, où de nombreux ateliers employaient des centaines d'hommes et de femmes. A partir de 1950, l'activité décline en raison d'une concurrence accrue venue du Portugal, d'Espagne, d'Italie, du Maroc et de Tunisie. Les parcelles se couvrent de broussailles et les incendies viennent amplifier le dépérissement de cette culture. Aujourd'hui la nécessité d'avoir des forêts entretenues pour prévenir les grands feux aboutit à la réhabilitation progressive des suberaies. Mais le chemin pour maintenir ce patrimoine exceptionnel est encore long !

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